Servane Heudiard





Touchant témoignage de Servane Heudiard dans son livre Bigorexie - Le Sport, ma prison sans barreaux...

Le sport est forcément bon pour la santé. C'est ainsi qu'il est perçu par le corps médical.
Pourtant il peut devenir une drogue aussi redoutable que toutes les autres. Alors il devient bigorexie, maladie reconnue officiellement par l?OMS en 2011.
Servane confie son addiction pour le sport, ses sentiments, sa vie libre comme l'air, dans cet état de bigorexie qu'elle s'est choisie.

Vous écrivez tout au début de votre livre... « Aujourd'hui, à presque 50 ans, je suis toujours sous le joug de cette addiction. C'est dire si je suis une bigorexique vraie de vraie ! »
Pouvez-vous nous préciser ce qu'est une, un bigorexique...

Une personne qui ne peut pas se passer de sa séance de sport quotidienne.

L'on pourrait croire que d'être une, un accro du sport est formidable, bénéfique. Pourtant cette griserie pour les activités physiques peut être parfois néfaste... A quel moment cette ivresse peut, va devenir néfaste...

Quand la personne met sa vie/santé en danger en pratiquant dans des conditions dangereuses pour avoir « sa dose », quand elle va chercher l'adrénaline à tout prix, même si elle sait au fond d'elle-même que son comportement est déviant.

Vie privée, vie sociale en prennent un coup... Comment gérez-vous...
Ma vie sociale se résume à mes ami(e)s sportifs/ves, mais je le vis bien. Les sorties ciné/musée/restau ou autres ne me manquent pas car ma vie est remplie par le sport, le travail et la lecture. J'aime ma vie telle qu'elle est actuellement, je m'estime heureuse.

Vous pratiquez presque tous les sports... Course à pied, aviron, vélo, VTT... La liste est longue... Etre une, un bigorexique consomme, si vous me permettez ce verbe, nécessairement tous les sports...

Je ne fais plus de course à pied depuis mon troisième accident (trop douloureux avec un clou dans le fémur) : juste VTT, aviron et marche. Je pense que l'on peut être bigorexique avec un nombre réduit d'activités, comme de nombreux trailers.

« Une addiction devenue diktat », affirmez-vous. Les modérés, celles et ceux qui ne se réservent que quelques heures par semaine pour exercer leur sport favori, doivent alors en déduire, face à votre ardeur, que leur entraînement ne sert à rien...
Qu'en pensez-vous...

Un entraînement modéré est bien plus efficace qu'une pratique à outrance comme je le fais. Certes, j'ai une résistance/endurance hors normes, mais celui qui recherche la performance doit faire moins et plus intensif pour progresser. Je ne pratique pas dans un esprit de compétition mais de détente. J'accumule les heures, mais peu importe les kilomètres effectués.

Bigorexie - Le Sport, ma prison sans barreaux
Témoignage d'une Sport-Addict
Servane Heudiard

Editions Amphora
17,50 euros

En vente dans toutes les bonnes librairies

www.ed-amphora.fr



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