
L?été berbère de Moha Ennaji... Souvenirs, souvenirs... Les contours décalqués dans votre mémoire de vos années passées sont-ils parfaits... Partez avec l'auteur dans ses narrations, mais aussi dans ses rêveries, dans son idéal...
L'auteur conte. « Pendant mon enfance, ma jeunesse et plus tard, j'ai été béni par quatre choses qui me sont les plus chères : l'amour, le savoir, la vertu et la capacité à aider les autres. Dieu m'a donné plus que je n'avais pu Lui demander. J'ai été guidé par feu mon père, façonné par ma mère, instruit par les plus éminents professeurs marocains et internationaux de mon époque, et j'ai eu le privilège de collaborer avec les plus grands écrivains... Et comme il fut doux d'écrire ce roman, après une si longue absence... Que j'ai aimé conter les moments heureux ! Ils m'étaient si chers ; ils furent si brefs, et je les ai savourés comme on goûte le miel, à petites doses. Retrouver les souvenirs d'enfance et de jeunesse, revenir au village, à a première ville, m'asseoir de nouveau sur un banc, près de la merveilleuse source d'Aïn Asserdoun... Tout cela redonne à mon coeur une douce allégresse, dont j'ai besoin pour raviver mon courage et chasser les ombres qui planent sur le reste de ma vie. Quelle beauté que de remonter jusqu'à l'enfance ! Car l'enfance, en elle-même, est une fin, un accomplissement. Elle imprime en nous une trace indélébile, marquant nos vies à jamais. Dans ce roman, j'ai tenu à ne pas dévoiler l'intimité des histoires d'amour, de folie ou de blessures. Je ne pouvais le savoir avant de me lancer dans l'écriture. Il m'a fallu inventer d'autres épisodes, semer un peu de mystère, mêler la beauté de la nature aux ruses des hommes et des femmes... La vérité réside dans le rêve, dans l'imaginaire du lecteur, ou dans l'esprit de celui qui cherche à la saisir. »